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Connaissez vous PatientsLikeMe ?

Tout le monde devrait s’inscrire sur PatientsLikeMe !

Le concept n’est pas plus compliqué qu’un carnet de santé en ligne :

  • inscription gratuite et anonyme (disons, pas plus que les autres réseaux sociaux),
  • saisie de vos données médicales horodatées,
  • possibilité de consulter (tableaux graphiques) et d’extraire ces données à tout moment.

Bénéfices immédiats :

  • suivi de votre santé (maladies, traitements, état général, …) sur le long terme,
  • fourniture simplifiée d’un historique complet et plus fiable que votre simple mémoire, à chaque rencontre avec un médecin (le nombre de fois ou on m’a demandé de réciter par cœur l’historique de la pathologie et les traitements de mon fils …),
  • prise de contact simplifiée avec les personnes souffrant d’affections similaires (échanges, prévention, soutien, partage).

Bénéfices induits :

  • consultation d’une base de données importante sur des évaluations de traitements (par exemple, le Cellcept pris par mon fils ou l’Inexium pour moi même) et de symptômes,
  • meilleure aperçu de l’évolution supposée d’une pathologie.

PatientsLikeMe est un véritable exemple de la puissance des données. Il n’y a pas d’administrations ni de médecins derrière la création de cet outil. Simplement des individus partageant des expériences. Bien sur, la plupart des professionnels de santé expliqueront doctement que ces analyses ne valent pas grand chose, car elles ne sont pas réalisées dans un cadre rigoureusement scientifique ;  Jamie Heywood, le créateur du site, n’est pas de cet avis. Je vous invite à l’écouter (via TED).

Une section Research vient d’ouvrir sur PatientsLikeMe. On y trouve, par exemple, une étude sur les effets secondaires du Lithium.

Aujourd’hui, PatientsLikeMe n’existe qu’en anglais et n’accueille que les patients atteints de certaines maladie graves. Je rêve d’une initiative de ce genre plus ouverte et localisée en français … y a qu’a !

Quelques trucs de base sur la gestion de projet en informatique

Je suis un vieux con. Je radote les mêmes trucs que d’autres radotaient avant moi avant de me les transmettre. Afin que toi aussi, cher lecteur, tu deviennes un vieux con comme moi, je me permets, en toute modestie, de te donner également ces très modestes conseils.

1/ De nouveaux besoins tu n’inventeras pas (dans un premier temps au moins)
L’informatique est la science de la gestion de l’information (bim !). En fait, on fait de l’informatique depuis bien avant l’ordinateur ou la machine a calculer. Si vous voulez que votre projet réussisse, commencer par informatiser les flux d’informations existants (genre le papier que untel dépose dans la bannette de untel pour le valider afin qu’il soit ensuite archivé etc…). Déjà ça ce sera pas mal. Ceci fait, vous pourrez optimiser tout ça.

2/ La lettre au père Noël tu n’écriras pas
C’est vrai qu’en phase de spécifications l’imagination à tendance à se débrider au détriment des fonctions clés : à relire sur ce blog. (omg ! ça date de 2006).

3/ Les plus petites itérations tu feras
Et ce n’est pas si facile à faire ! ¨Pourtant, les connaisseurs des méthodes agiles seront bien d’accord avec moi pour dire que plus on livre tôt et souvent, plus le cout de retour en arrière est faible, le projet tolérant aux erreurs de conception et les risques de répondre à coté de la plaque aux attentes des utilisateurs diminué. Enfin, on y pense peu, mais quand on programme un projet de plus de 4-5 ans (si si ça existe !), il faut s’attendre à gérer un turnover au sein même de ce projet (y compris à la direction).

Quand je vois le projet de DMP – Dossier Médical Personnel – tous ces indicateurs passent au rouge, ce qui selon moi est de mauvaise augure. A mon sens, une étape intelligente aurait été de commencer à informatiser ce bon vieux carnet de santé : facile + bénéfices immédiats. (c’est un avis personnel)

PMSIpilot lance DPU, une solution complète et gratuite de gestion des services d’urgences

PMSIpilot (je travaille actuellement dans cette société), lance un nouveau produit destiné à équiper les services d’urgences des hôpitaux publics et privés.

Je vous invite à découvrir le site dédié à cette solution : http://dpu.pmsipilot.com.

Ce dernier comporte quelques vidéos qui vous permettront de découvrir l’application. Techniquement, la technologie client léger LAMP est utilisée et le framework de développement est Symfony (les treeviews sont fait avec extjs).

Je suis particulièrement content de cette réalisation. Parce qu’elle est de très bonne facture, tant sur le plan technique que fonctionnelle (je salue par ailleurs l’ensemble des développeurs de ce projet !) mais que son mode de commercialisation, si il est assez fréquent en informatique, est assez innovant, selon moi, dans le milieu de la santé.

Vous êtes malade … passez dans une semaine !

Durant mon petit séjour trimestriel bimestriel mensuel à Edouard Herriot j’ai assisté au départ de la manifestation des urgentistes, en greve ce jour. Grosso modo leurs revendications concernent le manque de moyen accordés ce qui amène un sous effectif continu et une prise en charge des malades dans un délai de six heures en moyenne. A titre personnel, j’ai constaté de visu que c’est la foire.

Franchement personne ne peut dire qu’il n’y a pas de soucis avec les services d’urgences.

Mais prenons le problème à l’envers et voyons pourquoi tant de personnes se précipitent aux urgences. En effet, les médecins urgentistes signalent un afflux important de malade ne nécessitant pas de soins d’urgence. Pourquoi ?

  • Aux urgences, les soins sont gratuits, ou du moins on vous embête pas trop avec ça dans un premier temps. Là ou un médecin de ville ne vous aurait pas ouvert la porte, aux urgences, vous pouvez être sdf ou sans papier ou va (un peu) s’occuper de vous. Il faut bien comprendre que la gratuité des soins en France est un concept complètement abstrait aujourd’hui. La sécurité sociale ne vous remboursera que 70% du tarif de base pour un médecin du secteur 1 (honoraires règlementés) et accrochez-vous pour trouver un spécialiste qui ne soit pas en honoraire libre. Pas de mutuelle -> direction les urgences. Ainsi le mal de dos et les douleurs aux genoux doivent être gérés par un personnel débordé, entre un accident de la route et une crise de l’appendicite.
  • C’est parfois le seul moyen de voir un médecin rapidement. Certes on va attendre six heures … mais c’est mieux que rien. Dans une grande ville, essayez donc de trouver une place chez un généraliste à l’improviste : « Bonjour j’ai 39 de fièvre, vous pouvez me prendre quand au plus tôt » – « Vendredi à 10h30 » – « heu … on est mardi là … ». Quoi ! t’as décidé d’être malade sans prendre rendez vous ? T’es cuit ;  tu vas à la pharmacie te gaver de Dolirhume, te soignant n’importe comment et enrichissant un gros industriel du médicament ; ou si tu ne peux pas attendre -> direction les urgences. En milieu rural, déserté par les médecins généralistes, le problème est le même.

La popularité des urgences est simplement due a la faible efficacité du système de medecine de ville ? Et vous, vous en pensez quoi ?