Oubliez le client lourd !

Il y a 10 ans je travaillais sur des site intranets devant remplacer des programmes Unix et des macros Excel 4 exécutant diverses séries de calculs simples.

L’équipe avais une formation de Bac+2 a Bac+5 et des compétences en SQL Oracle, Perl, Visual Studio et langage C. Fort d’une première expérience en milieu universitaire, j’avais convaincu tout le monde qu’au lieu de fabriquer des clients lourds windows on pourrait simplement démarrer un petit intranet pour ces outils.

On a donc commencé avec PHP3 et honnêtement on faisait n’importe quoi. PHP3 n’était pas l’idéal en terme de réutilisation de code. On a allègrement mélangé la couche contrôleur et présentation. La couche métier était balbutiante. On ne connaissait pas grand chose à HTML. Pas une ligne de Javascript n’a été écrite. Le travail sur l’aspect visuel à consommé une part considérable du budget pour un résultat visuellement pitoyable.

Après le temps de développement et de validation de cet intranet, on va voir la DSI pour lui présenter notre travail.
– « Bon, ça casse pas des briques mais ça marche. Vous pouvez déployer tout ça et on jette les macros Excel 4. »
– « OK, on envoi un mail avec l’adresse web des outils. »
– « Ah c’est tout … Mais çà c’est vraiment super dis donc ! »

Et voilà ! Sur ce point tout simple le client léger, malgré tous ces défauts, a gagné. Aujourd’hui, en entreprise, la plupart des nouvelles applications conçues sont sur le mode client léger. C’est tellement évident que dans la plupart du temps, on ne se pose même plus la question. Les véritables besoins nécessitant la création de clients lourds (accès direct au matériel de l’ordinateur : ports séries, fichiers systèmes) sont peu fréquents ou des contournements ont été trouvés (accès à une webcam via un plugin flash par exemple). L’ergonomie et l’accessibilité des applications en client léger est aujourd’hui maximale (Ajax, Flash …) et le temps de déploiement (des applications et des correctifs) est imbattable.

Oubliez donc le client lourd !

D’ailleurs G$ l’a bien compris avec Google Chrome.

Notes :

  • client léger : application accessible via un navigateur web à travers des protocoles de l’internet. Ce blog est, en quelque sorte, une application en client léger.
  • client lourd : application desktop classique. Par exemple, openOffice.org ou la suite Microsoft Office sont composés d’applications en client lourd.

On parle également de client riche (RDA). Cela correspond à une application de type client lourd mais utilisant des protocoles standards permettant d’utiliser l’infrastructure Internet (des web services par exemple).

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3 réflexions au sujet de « Oubliez le client lourd ! »

  1. Laurentj

    >D’ailleurs G$ l’a bien compris avec Google Chrome.

    Je ne vois pas ce que Google avec Chrome a compris de plus que Mozilla en la matière. Si tu parles de pouvoir avoir une icône sur le bureau permettant d’ouvrir une appli web dans sa propre fenêtre, il est possible de le faire depuis longtemps avec Mozilla Prism, qui est devenu depuis une extension à Firefox.

    Répondre
  2. Olivier Mansour

    Je voulais dire par là que Google (et Microsoft) a bien compris l’intérêt du client léger en proposant une offre à 360° en la matière : applis + navigateur. (avec tous les risques que cela comporte pour l’utilisateur)

    Répondre
  3. Denis

    @Olivier

    Votre problématique n’est pas bien neuve et, d’une certaine façon, elle relaie la « pensée dominante », googlelisation des esprits oblige.

    Je ne crois pas pour ma part au 100% client léger. Pour certains traitements, c’est purement et simplement impossible de l’employer. Les applications Web 2.0 sont souvent associées à d’autres outils qui ne peuvent pas se résumer à l’interface utilisateur. Le Web 2.0 n’est que la partie émergé d’une informatique panachée dans laquelle Apache, les Os, les services réseaux, les Bdd ont plus que leur part. Là, vous en conviendrez, nous sommes dans le lourd. L’applicatif ne peut pas à lui seul nous permettre de qualifier le type d’informatique. Ca peut toutefois rassurer. Autant vous le dire du haut de mes 20 ans d’exercice professionnel et de mes 10 années d’Internet, j’ai pris un peu de recul.

    Très bon article qui a le mérite de poser le problème et d’en parler.

    NB d’accord avec vous sur Php 3, c’était du grand, grand n’importe quoi !!!

    Répondre

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